Musulmans discriminés en Suisse: une commission préoccupee
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Musulmans discriminés en Suisse: une commission préoccupee
Musulmans discriminés: commission contre le racisme préoccupée
ATS - 01.09.2006, 11:10
BERNE - La commission fédérale contre le racisme s'inquiète de l'islamophobie ambiante. Elle appelle la population, l'économie et les autorités à la tolérance et à l'égalité de traitement, notamment pour la construction d'édifices religieux et à l'école.
La situation politique mondiale a fait des musulmans de Suisse "les nouveaux boucs émissaires dans le débat public", selon la CFR. Et de critiquer dans une prise de position publiée le "rabâchage constant" sur leur prétendu manque d'intégration ou l'amalgame entre foulard islamique et extrémisme.
La discrimination en raison de la confession musulmane "est un fait". Elle touche les musulmans - plus de 340'000 personnes originaires de plus de 100 pays - davantage que d'autres minorités, a relevé la vice-présidente de la commission Boël Sambuc devant la presse. Alors que seuls 15% se disent pratiquants, l'aspect religieux domine dans le débat, a-t-elle déploré.
Outre un engagement actif contre les préjugés, le respect des obligations légales et la reconnaissance juridique des communautés musulmanes, des améliorations dans des domaines spécifiques comme les constructions sont demandées. Pour la commission, aucune autre minorité ne jouit d'aussi peu de compréhension à l'égard de ses besoins en matière de lieux de culte.
Ainsi, le règlement des constructions et les plans de zone doivent être interprétés "avec souplesse" pour permettre la création de centres religieux et de bâtiments de culte. Dans ce contexte, la commission en profite pour encourager les autorités à ne "pas plier devant la pression populiste".
Les règlements sur les cimetières, eux, doivent être modifiés de sorte que les musulmans puissent être enterrés selon leurs rites dans les cimetières publics.
La commission est par ailleurs favorable à la création de chaires d'enseignement des sciences religieuses islamiques dans les universités publiques. De manière générale, la scolarité doit être adaptée à la réalité multireligieuse, ce qui peut toucher l'organisation de l'école, l'enseignement, les programmes, les moyens didactiques et la conception des disciplines.
Les entreprises sont notamment priées de garantir le libre exercice de la religion par des mesures appropriées. Quant aux médias, la commission aimerait qu'ils évitent les stéréotypes et les formulations reflétant un soupçon collectif à l'encontre des musulmans.
ATS - 01.09.2006, 11:10
BERNE - La commission fédérale contre le racisme s'inquiète de l'islamophobie ambiante. Elle appelle la population, l'économie et les autorités à la tolérance et à l'égalité de traitement, notamment pour la construction d'édifices religieux et à l'école.
La situation politique mondiale a fait des musulmans de Suisse "les nouveaux boucs émissaires dans le débat public", selon la CFR. Et de critiquer dans une prise de position publiée le "rabâchage constant" sur leur prétendu manque d'intégration ou l'amalgame entre foulard islamique et extrémisme.
La discrimination en raison de la confession musulmane "est un fait". Elle touche les musulmans - plus de 340'000 personnes originaires de plus de 100 pays - davantage que d'autres minorités, a relevé la vice-présidente de la commission Boël Sambuc devant la presse. Alors que seuls 15% se disent pratiquants, l'aspect religieux domine dans le débat, a-t-elle déploré.
Outre un engagement actif contre les préjugés, le respect des obligations légales et la reconnaissance juridique des communautés musulmanes, des améliorations dans des domaines spécifiques comme les constructions sont demandées. Pour la commission, aucune autre minorité ne jouit d'aussi peu de compréhension à l'égard de ses besoins en matière de lieux de culte.
Ainsi, le règlement des constructions et les plans de zone doivent être interprétés "avec souplesse" pour permettre la création de centres religieux et de bâtiments de culte. Dans ce contexte, la commission en profite pour encourager les autorités à ne "pas plier devant la pression populiste".
Les règlements sur les cimetières, eux, doivent être modifiés de sorte que les musulmans puissent être enterrés selon leurs rites dans les cimetières publics.
La commission est par ailleurs favorable à la création de chaires d'enseignement des sciences religieuses islamiques dans les universités publiques. De manière générale, la scolarité doit être adaptée à la réalité multireligieuse, ce qui peut toucher l'organisation de l'école, l'enseignement, les programmes, les moyens didactiques et la conception des disciplines.
Les entreprises sont notamment priées de garantir le libre exercice de la religion par des mesures appropriées. Quant aux médias, la commission aimerait qu'ils évitent les stéréotypes et les formulations reflétant un soupçon collectif à l'encontre des musulmans.













